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Comment Airbus va s’investir dans la lutte contre le cancer… via le big data

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE L’Institut universitaire du cancer Toulouse-Oncopole et Airbus viennent de signer une convention de partenariat pour travailler ensemble sur l’intelligence artificielle et le big data

  • L’Institut universitaire du cancer Toulouse-Oncopole et Airbus viennent de signer une convention de partenariat.
  • L’objectif est de mettre au service de la recherche contre le cancer les connaissances des ingénieurs de l’avionneur en matière d’intelligence artificielle et de big data.

Quels sont les points communs entre https://www.20minutes.fr/dossier/airbus, le plus gros fabricant d’avions au monde, et l’Oncopole de Toulouse, un hôpital et centre de recherches à la pointe dans la lutte contre le cancer ? De prime abord, leurs travaux sont aux antipodes les uns des autres. Mais malgré les apparences, leur implantation dans la Ville rose est loin d’être leur seul point de convergence.

Que ce soit pour suivre les milliers d’avions qui volent chaque jour dans le ciel ou analyser des millions de cellules cancéreuses, ils sont confrontés de plus en plus à la gestion des données. Pour progresser sur ces questions, l’avionneur européen et l’institut ont signé ce mercredi une convention de partenariat.

« A l’hôpital nous utilisons des données complexes, de parcours de vie des patients, des données d’examens, de radiologie, des scanners, d’imageries en microscopie. Il y a un vrai sujet qui est commun avec un certain nombre d’industriels, en particulier Airbus, celui de l’apport des sciences de l’ingénieur sur des programmes d’intelligence artificielle », assure le professeur Jean-Pierre Delord, à la tête de l’Institut universitaire du cancer Toulouse-Oncopole.

Un partenariat gagnant-gagnant

Les médecins et chercheurs de l’Institut vont ainsi travailler de concert avec les ingénieurs d’Airbus, à la pointe dans ce domaine. Car aujourd’hui, comme dans de nombreuses industries, le numérique prend une place de plus en plus importante dans l’aéronautique. « Nous avons développé ces dernières années des outils d’analyses numériques, comme le système qui suit et récupère l’ensemble des données de vols de milliers d’avions dans le monde et permet d’améliorer les opérations aériennes. Nous avons acquis de nouvelles compétences dans le domaine du big data et de l’intelligence artificielle. Nous nous sommes aperçus lors de nos échanges avec le Pr. Delord que c’était aussi un domaine très important de la médecine moderne et de la recherche dans la lutte contre le cancer. On a ainsi décidé de créer cette coopération », confirme Marc Hamy, directeur des affaires générales d’Airbus.

Le groupe avait déjà fait des incursions dans le monde médical au cours de la période du Covid-19, en adaptant des masques de plongée pour les soignants afin de les rendre plus efficaces ou en prenant part au développement des respirateurs. Cette fois-ci, c’est son savoir-faire dans les systèmes embarqués et les dialogues entre différentes interfaces qui seront déployés. Notamment pour développer des outils technologiques qui permettront d’aider à la prise de décision des médecins lorsqu’il a face à lui des IRM, des scanners ou encore des résultats biologiques du patient.

« Nous sommes convaincus qu’Airbus a des choses à apprendre de l’Oncopole aussi parce que les technologies de l’intelligence artificielle se développent très vite en médecine. Ce seront à nos ingénieurs, aux chercheurs et médecins de l’Oncopole d’identifier des projets d’études en commun. On verra les moyens à mettre en œuvre selon les projets identifiés et quel type d’accord spécifique cela peut donner », conclut Marc Hamy.

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